MOBILISATION POUR DEFENDRE LE REVENU PAYSAN
Pour la Confédération paysanne ce qui tue les paysans, ce sont les distorsions de concurrence organisées par le "libre-échange" !
Des pans entiers de la production agricole nationale sont en train de s'effondrer, victimes des importations à bas prix provenant du bout du monde ou de nos voisins européens. Les Accords de Libre-Echange, parmi lesquels le Marché Unique Européen, organisent délibérément cette catastrophe, qui ruine la souveraineté alimentaire du pays en éliminant ses paysans. Toutes les productions et pratiquement tous les modes de production sont concernés. .L'Agriculture biologique et l'apiculture n'y échappent pas. Les drames humains qui en découlent se déroulent généralement à bas bruit. La révolte paysanne en cours constitue une rupture, et une occasion rare d'exiger une transformation radicale des conditions économiques et commerciales d'exercice de notre métier et de production de notre alimentation.
Pour garantir un revenu aux paysans la Confédération paysanne exige l'instauration de Prix Minimum d'Entrée sur le marché national, applicables aux importations !
Ce mécanisme simple, peu coûteux, juste et de bon sens vise à interdire l'importation de chaque produit agricole à un prix inférieur à son prix de revient moyen dans nos conditions sociales, salariales, et règlementaires françaises. Plutôt que la fuite en avant "compétitive" qui élimine les paysans pour les remplacer par des chimistes, des robots et des importateurs, nous exigeons la protection de notre agriculture.
Avec le mécanisme de prix minimum d'entrée appliqué au marché français les pouvoirs publics sont en mesure d'agir en profondeur à la racine de la crise majeure que traverse l'agriculture.
Par ailleurs solidaire avec les mobilisations sur Paris la Confédération paysanne appelle les paysans à rester mobilisés dans le département.
Un rassemblement est prévu mercredi matin 31 janvier à 9h, en partenariat avec le Modef* et l'Abeille Gasconne, sur le rond point de Damazan (entrée autoroute) pour exiger la protection de notre agriculture par l'instauration de règles économiques loyales.
Point presse à 11h
Contacts : Emmanuel AZE 06 87 32 77 63 Marion DEBATS 06 80 28 00 21








